Le mois où tu es censé être reposé, motivé, organisé et prêt à attaquer l’année comme un champion.
Sur le papier, tout va bien. Dans la réalité, tu reprends le travail avec une fatigue sourde, un agenda déjà trop plein et une furieuse envie d’être à la hauteur.
Mais chut., ça, tu ne le dis pas.
Après les fêtes, une règle tacite s’impose :
Tu as mangé, tu as bu, tu as profité. Maintenant, tu te reprends.
Reprise du travail à 100 %, objectifs ambitieux, performance immédiate.
La fatigue ? Un détail.
Le manque d’énergie ? Une mauvaise excuse.
Le stress ? Normal.
Pour beaucoup d’hommes, janvier rime avec une pression silencieuse : celle de tenir, coûte que coûte.
Parce qu’un homme fatigué, ça passe encore.
Un homme qui le dit, bof…ça passe moins !
Curieuse équation de début d’année : sommeil en retard, digestion encore en vacances, motivation fluctuante… mais des attentes professionnelles intactes.
Alors tu serres les dents.
Tu compenses avec du café.
Tu “gères”.
Ton corps, lui, envoie pourtant des signaux clairs : tensions, irritabilité, difficultés de concentration.Mais rien de tout cela ne mérite un arrêt. Juste un haussement d’épaules et un « ça ira ».
Parler de stress, de fatigue mentale ou de surcharge émotionnelle ?
Pas vraiment au programme.
Tu as souvent appris très tôt que te plaindre, c’est faiblir. Demander de l’aide, c’est exagérer. Ralentir, c’est perdre du terrain.
Résultat : tu gardes tout à l’intérieur.
Le stress ne disparaît pas, il s’installe. Il devient discret, chronique, presque normal… Jusqu’au jour où ton corps décide de parler plus fort.
Contrairement à une idée répandue, janvier n’est pas une épreuve d’endurance,
ni celui où tu dois compenser décembre en te surmenant.
Reprendre progressivement, écouter tes limites, ajuster tes objectifs n’a rien d’un échec.
C’est même souvent la stratégie la plus performante à long terme… Ironique, non ?
Reconnaître ta fatigue, ton stress ou ton manque d’énergie n’enlève rien à ta compétence, ni à ta valeur.
Au contraire : c’est souvent le premier pas vers un équilibre plus durable.
En janvier comme le reste de l’année, la performance ne se mesure pas à ta capacité à tout encaisser en silence.
Elle commence peut-être simplement par une phrase que tu oses enfin te dire :
« Tenir ne veut pas dire s’épuiser. Tenir, c’est savoir planifier autrement. »
Et si, cette année, c’était ça la vraie reprise gagnante ?
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