Chaque année, c’est la même scène.
Le 1er janvier à 00h03, entre la première coupe de champagne de l’année et la tranche de bûche en trop, une petite voix intérieure murmure :
“Cette année, je deviens une nouvelle personne.”
Spoiler alert : cette personne fait généralement une apparition très remarquée… jusqu’au 16 janvier environ.
Janvier, c’est un peu comme le bouton “réinitialiser” de la vie.
Nouveau mois. Nouvelle année. Nouvel agenda (encore presque vierge et plein de promesses).
Tout semble possible : se lever tôt tous les matins (sauf dimanche…faut pas abuser !), manger des légumes minimum une fois par jour (et plus si affinité), aimer le sport sincèrement (s' ils y arrivent sur Insta, moi aussi…), répondre aux mails sans soupirer (ça augmente mon cortisol !)
Bref, janvier nous donne l’illusion délicieuse que notre “moi du futur” sera plus organisé, plus motivé et, soyons honnêtes, légèrement supérieur !
Derrière cette euphorie de début d’année, il y a une explication très scientifique (promis, sans jargon).
Notre cerveau aime les repères temporels forts : le lundi, le premier du mois… et surtout le premier de l’année.
C’est ce qu’on appelle l’effet du “nouveau départ”.
En gros, on met une barrière imaginaire entre “l’ancien moi” (celui qui a mangé du foie gras trois jours de suite) et “le nouveau moi” (celui qui boit de l’eau citronnée au réveil).
Le problème ?
Le cerveau adore l’idée du changement… mais beaucoup moins les efforts impossible à tenir !
Les bonnes résolutions : de grandes ambitions, une durée de vie limitée
“Cette année, je fais plus de sport.”
“Cette année, je mange plus équilibré.”
“Cette année, j’arrête de procrastiner.”
Des phrases pleines d’espoir, prononcées chaque année avec une sincérité absolue.
Et pourtant, les statistiques sont formelles : la majorité des bonnes résolutions disparaissent plus vite qu’une plaque de chocolat ouverte un soir de fatigue.
Pourquoi ?
Parce qu’on vise souvent trop grand, trop vite, trop exigeant.
Et qu’entre l’idéal et la réalité, il y a… la vie. Et la fatigue. Et le job. Et les bonnes bouffes. Et les mioches. Et la flemme. Et les amis. Et Netflix.
Et si, au lieu de vouloir devenir une version totalement nouvelle de nous-mêmes, janvier servait juste à… Faire le point, ajuster deux ou trois choses et être un peu plus indulgent avec soi ?
Bonne nouvelle : pas besoin de tout changer pour avancer.
Parfois, boire deux verres d’eau en plus, ajouter 10 minutes de mouvement par jour, cuisiner même si l’envie n’est pas là ou se coucher un peu plus tôt… C’est déjà un très bon début.
Si janvier vous donne envie de repartir de zéro, c’est normal.
Si cette envie s’essouffle au bout de quelques jours, c’est normal aussi.
Et si, finalement, vous choisissez de reprendre le rythme à votre manière, sans grandes résolutions spectaculaires… c’est encore mieux.
Après tout, le vrai défi n’est pas de devenir quelqu’un d’autre.
Mais de faire mieux, plus souvent et plus longtemps !
Alors je vais me permettre un conseil:
Visualiser vos objectifs car, lorsque l’on sait ce que l’on veut, on sait comment y arriver… À condition de prendre le temps de planifier !
Le changement ne se fait pas en un jour : il se construit à travers des étapes réalistes, progressives et surtout, adaptées à vos besoins et à vos envies.
N’oubliez pas : pour avancer, il faut de la volonté, de la détermination et de la constance, mais aussi deux alliés essentiels : du temps et un regard bienveillant envers vous-même.
Si vous avez tout cela, vous avez tout ce qu’il faut pour y arriver.
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